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La République de Seine et Marne



Chaumes construit !


 Une politique du logement à longue vue
Sur les 80 000 logements à prévoir en Île-de-France dans le futur, 35 % seront à construire en Seine-et-Marne. Ils devront l'être notamment autour des gares. Les communes de Guignes-Rabutin, Verneuil l’Etang et Chaumes en Brie qui regroupent, à elles 3, 10 000 habitants sont proches de deux gares, celle de Verneuil et dans quelques années le terminus Est du RER E. à Val Bréon. Elles seront donc concernées au premier chef. Sans compter qu'elles ne sont pas loin de la RN 19, de la RN 4 et surtout de la RN 36, futur « Troisième périphérique de Paris ».

Le « Gros buisson » et « Barbara »
Pour le maire Jean Claude Simon, « Il faut prendre les devants. Il faut prévoir une population de 5 000 calmétiens à l'horizon 2025/2030 (plus de 3000 à ce jour…) et penser déjà à lui donner la possibilité de se loger ». Après le lotissement des Villas Alexandre et les HLM, actuelle résidence des Tilleuls, lancé par Jehan Michel, il y a plus de 30 ans, un de ses prédécesseurs, Nicole sellier, avait déjà étudié le projet du Gros buisson entre 1986 et 1995 et de faciliter la construction de logements toujours à l'Est du village, derrière ces immeubles et ces pavillons. « Les études l’ont confirmé, les terrains y sont plus stables géologiquement et plus propices à la construction qu’au sud et à l’ouest du village où il faut respecter également le paysage des coteaux de l’Yerres. » précise le maire. La municipalité s'était portée acquéreur de la propriété Barbara, société en liquidation, qui jouxtait le terrain prévu depuis longtemps pour ces éventuelles constructions. Elle l’a vendu à un aménageur « France Pierre » qui a monté sur 6,2 ha un programme de part et d'autre de la rue Gallier : Gros buisson (42 maisons individuelles, 28 maisons de ville et 15 appartements) et Barbara (28 maisons individuelles) avec un mail central de 3 000 m². C'est ainsi qu’un nouveau quartier va naître. Il faudra « l’équiper, plus tard, avec l’aide de l’aménageur, de commerces, d’artisanats mais aussi d'un groupe scolaire. Celui en construction au centre-ville à l’Abbaye sera insuffisant et trop éloigné ». D'autant que dans le centre-ville, on va construire aussi.

« L’Abbaye »
En effet, devant la mairie, le même aménageur a acquis l’ancienne propriété de la famille Michel (elle a donné deux maires à la commune : René et Jehan de 1947 à 1977). Il va y édifier une résidence après avoir abattu la construction qui s’y trouve. C'est également ce nom que porteront les deux immeubles de 61 appartements avec parking sur deux niveaux. Il est prévu d’y accueillir notamment des « séniors » avec les facilités d'accès et les équipements indispensables. 42  places de parking public est également prévue devant cette résidence face à la place de la mairie.

Information à la population
Une réunion au Foyer rural s'est tenue le vendredi 29 janvier 2010 où les responsables de « France Pierre» avaient invité les calmétiens. Des jeunes couples s’y sont notamment présentés. S’ils ont des revenus modestes, ils peuvent bénéficier de « Pass-foncier ». La municipalité qui cherche à les attirer ou à les conserver en a voté 10 pour l'instant. Ils comprennent une TVA à 5,5 % au lieu de 19.6%, des crédits à taux zéro, les dossiers sont à remplir auprès du Crédit Foncier. Il faut en effet les aider car au Gros buisson, par exemple, le terrain de 320 à 1 200 m², d’une superficie habitable de 100 à 180 m² coûte de 300 000 à 500 000 €. Les appartements sont, eux, plus abordables : de 36 à 75 m² habitables, du « T1 » au « 4 pièces », il faut compter de 106 à 246 000 €. Ceux de l’Abbaye seront un peu plus chers.
Il est prévu une livraison de ces 169 logements (au total) fin de 2011.
Renseignements sur le Champ de foire (en bas de l’avenue de la Libération, en direction de Verneuil).

Yves Lequien
La République de Seine et Marne- Lundi 8 février 2010


Un supermarché prévu fin 2011


Le Forum de discussion sur le site de la commune est très animé depuis fin janvier sur le thème « Implantation d’un Intermarché ».  La Commission Départementale d’Aménagement Commercial (CDAC) a donné son accord le 9 février, à la majorité, sur l’implantation de l’Enseigne en face de l’ancienne entreprise Duplistyle au Sud Ouest du village (près de la gare SNCF de Verneuil et au carrefour du Chemin des Cantines vers Maurevert et de la RD 402.)
 
La teneur des propos sur le forum montre une divergence entre les calmétiens et notamment avec certains habitants du hameau de Maurevert. On y évoque les avantages et les inconvénients de l’arrivée de la grande surface, son impact sur la tranquillité du village et sur le commerce de proximité. Quelle est la position du maire de Chaumes et de son Conseil municipal ?
 
Il est possible que l’arrivée d’une surface de vente change les habitudes commerciales dans notre village devenu « rurbain  Il est également normal que cette arrivée suscite des interrogations et des inquiétudes. J’ai d’ailleurs pris part à cette discussion sur le Forum.
Je tiens à apporter une précision importante sur les « on dit » : Notre conseil municipal n’a pas été chercher cette enseigne. En effet, les majors de la grande distribution lorgnaient depuis longtemps sur cet emplacement de 3 ha. Je m’explique : En 2000, ce terrain a été classé au POS en 1NAxb dédié aux activités de services, d’artisanats et/ou de commerces. Cet élément du POS est une décision prise par mes prédécesseurs et j’y adhère. Au fil des ans et surtout les deux dernières années, seules, deux enseignes sont restées en réelle compétition. Pourquoi ont-elles décidées de s’implanter préférentiellement sur cette parcelle de terrain calmétien ? Une autre parcelle située entre la zone industrielle de Verneuil et Guignes a été envisagée par l’une des enseignes. Mais ce terrain est classé en « zone agricole » au POS de Verneuil. On sait combien les procédures de modification sont longues.
Négociant directement avec le propriétaire et le notaire, Intermarché a pris de vitesse son concurrent direct en achetant, au deuxième semestre 2009, ce terrain, réputé, par toutes enseignes, comme étant, et de très loin, le meilleur emplacement (visibilité par rapport à la RD 402 (voie sur laquelle circule plus de 5 000 véhicules/jour), proximité de la gare transilienne (appelée à un essor certain dans les 5 ans à venir), proximité de Chaumes et de Verneuil). 
 
Pouvez-vous préciser votre analyse ? Est-ce la seule raison ?
 
Il est important d’appréhender le développement futur de notre secteur. C’est essentiel pour comprendre ce qui va se passer dans les années à venir. Trois communes : Chaumes, Guignes, Verneuil représentent à ce jour environ 9 200 habitants. Dans les trois ans à venir : 10 500, dans les 10 ans : 12 000 ! Ces trois communes sont proches d’axes routiers importants (RN4, RN19, RN 36 « futur super-périphérique de Paris »…, traversées par la RD402, de deux gares : Verneuil (gare transilienne - voir gare RER ?) et bientôt, si j’en crois le Conseil général, le terminal RER E à Châtres (Val Bréon) avec une gare routière.
Nous avons, à Chaumes, anticipé cette augmentation inéluctable de la population et le Conseil a participé à l’élaboration des projets « Gros-Buisson-Barbara »  et « Abbaye » avec au total 174 logements.

Un des arguments mis en avant par les détracteurs du projet est la protection du commerce de proximité (presse, boulangerie, pharmacie…)
 
Nous avons questionné la majorité des petits commerces ! S’ils ne sont pas enthousiastes, ils n’ont pas marqué d’opposition à ce projet.
Mais savez-vous : Des commerces, en 1936, il y en avait 36 en plein centre dans les rues Couperin, Foix et Soupir. Il n’en reste que 5 dans les rue Foix et Soupir… Pourtant, un de mes prédécesseurs, dans les années 50, avait refusé l’implantation d’une grande surface « Pour protéger le petit commerce » et durant ces trente dernières années, de la « grande distribution, ça n’a pas manqué dans les environs ! Les plus proches : Intermarché de Fontenay, ATAC (devenu Leader Price) à Verneuil, Carrefour Market à Guignes !  
Mais parlons du « Petit commerce ». Il est vrai qu’il participe à la vie locale d’un village. C’est pourquoi nous étudions le développement commercial en centre ville (principalement autour du futur parking en extrémité de la place de la mairie), dans le contexte de l’Abbaye . Je souligne d’ailleurs que la résidence de l’Abbaye sera aménagée pour recevoir des seniors. Cette proximité de commerces de proximité entrera dans le choix de cette catégorie de calmétiens.
 
Certains de vos concitoyens accepteraient mieux une grande surface en ville en raison de la facilité d’accès notamment des personnes âgées. Quelles sont vos réactions ?
 
Avoir une surface commerciale de 2 000 m² en centre ville a été envisagée par le Conseil. D’abord nous n’y avons pas de terrains assez vastes. Et puis, il y a le problème de la circulation automobile (clientèle et livraisons) déjà difficile aujourd’hui. Aller au sud de Chaumes ne bouleversera pas les habitudes d’une majorité de familles calmétiennes. Ne vont-elles, en voiture, faire leurs grosses emplettes dans les grandes surfaces évoquées tout à l’heure, A partir de 2011, c’est à Chaumes qu’elles les feront. Il ne sera à moins de 2 kms du centre du village et elles pourront faire le plein de la voiture…
Nous n’avons pas oublié nos anciens. La navette de la C.C. de l’Yerres à l’Ancoeur sera à leur disposition pour les y conduire (une à deux fois par semaine). S’il y a accord de la communauté de commune, cet avantage pourra être étendu ultérieurement à d’autres tranches d’âge.

 
En conclusion ?
 
Je veux être clair. Je tiens à rappeler deux points :L’achat  du terrain a été fait en toute légalité. Le choix du classement en 1NAxb a été fait par les Conseils municipaux précédents. Il n’a pas été ni contredit, ni invalidé par les conseillers élus en 2008,
La CDAC du 9 février 2010. Cette commission, animée et présidée par la Préfecture de Seine et Marne, s’est déclarée favorable au projet ITM : à la majorité.
Avant de me déclarer favorable à ce projet, j’ai pris soin de consulter la majorité des commerçants du centre bourg qui ne sont pas opposés à ce projet.
Les élus du Conseil municipal de 2010 assument leurs choix comme les élus des mandats précédents ont assumé les leurs…

Yves Lequien
La République de Seine et Marne- Lundi 22 février 2010


Recours contre le futur Intermarché de chaumes


La municipalité et l'association des commerçants ont déposé des recours devant la CNAC contre l'implantation d'un Intermarché à proximité de leur commune.

Le 9 février 2010, la commission départementale d'aménagement commercial (CDAC) a donné son feu vert à l'implantation d'un Intermarché sur la commune de Chaumes-en-Brie, a 2 km au sud de la ville sur un terrain qui jouxte les premières maisons de Verneuil l’Etang, il est aussi à peine 1 km du seul centre commercial de ce village de 3100 habitants qui autour du magasin Leader Price et de sa station-service réunit 80 % de ses commerçants de proximité.

Deux recours auprès de la CNAC

Il fallait attendre la réaction de la municipalité du nouveau maire Christian Cibier et l'association des commerçants verneuillais. Elle s'est rapidement produite : deux recours ont été déposés dans le délai imparti d'un mois auprès de l'instance supérieure, la CNAC (commission nationale d'aménagement commercial). Ils ont été signifiés à la commune de Chaumes et à ITM développement groupement des Mousquetaires par la direction générale de la compétitivité, de l'industrie et des services.

Des arguments commerciaux et humains

« C'est seulement cette proximité qui nous fait réagir ? Ce recours n'est pas dirigé contre mon collègue de Chaumes, Jean-Claude Simon, qui peut faire implanter une grande surface sur son territoire, mais pas à 50 m de chez nous. Ce sera la mort de l'activité de notre village. Par ailleurs cette proximité ne nous amène que très peu d'emplois ! » explique Christian Cibier. Les arguments qui portent ce recours sont les mêmes que ceux de Sandra Chaing, boulangère et présidente de l'association des commerçants du village, appuyé par Michel Thibaut syndic du centre commercial. « Nous craignons à terme la fermeture rapide du Leader Price, locomotive du centre qui verra automatiquement son chiffre d'affaires diminuer d’un fort pourcentage et dans la foulée, il y aura la disparition des petits commerces dont les activités sont celles que l'on retrouve dans les supermarchés, (presse, boulangerie, fleurs, etc... » souligne-t-elle. « De plus, nous sommes en plein centre du village, au milieu des zones pavillonnaires et près des HLM. Les ménagères et les personnes âgées notamment ne pourront pas, comme le font aujourd'hui, aller à pied faire leurs courses à Intermarché, trop éloigné. Elles ne pourront pas non plus faire un brin de causette entre elles ou avec les commerçants, parfois plusieurs fois par jour. Sans compter la dangerosité de l'accès à ce magasin, de l'autre côté de la D402 très fréquentée, avec un simple terre-plein pour la traversée. »

De sérieux espoirs

Pour Michel Thibaut, « La CDAC qui a accepté cette implantation ne se base que sur les exigences d'aménagement du territoire, la protection de l'environnement et la qualité de l'urbanisme, sans tenir compte des aspects économiques, commerciaux et surtout humains, bases de notre argumentation. Ils sont plus importants. Nous espérons que la CNAC en tiendra compte d'autant que ce supermarché, placé à cet endroit, est une aberration tant pour chaumes que pour Verneuil et les communes voisines. » Une décision sera rendue dans les mois à venir.

Yves Lequien
La République de Seine et Marne
Lundi 3 mai 2010


L'Intermarché en question


Le maire Jean-Claude Simon revient sur le projet d'implantation d'un supermarché sur sa commune et répond aux divers écrits et rumeurs le concernant.
À propos des recours de Verneuil l’Etang :
«On parle et on écrit beaucoup sur la future implantation d'un Intermarché sur Chaumes, je veux donner quelques précisions, rétablir certaines choses. J'ai par exemple, lu dans la presse des articles sur les recours de l'association des commerçants de Verneuil l’Etang et de sa municipalité déposés récemment devant la CNAC. Pour ce qui est des commerçants du centre commercial Leader Price qui y adhère, je remarque que 80 % d'entre eux ne peuvent être concernés par cette implantation, pas loin de chez eux. Je précise, entre parenthèse que la majorité de commerçants calmétiens ne se sent pas inquiet. Deux d'entre eux ont d'ailleurs refait leur boutique. Mon collègue maire et ami Christian Cibier qui défend bien entendu sa commune, doit cependant savoir qu'il n'est pas possible d'installer une telle surface ailleurs et surtout pas en centre-ville où je n'ai pas de place suffisante 5 000 m² en un seul tenant pour un magasin, ses réserves, ses locaux techniques et ses parkings. D'ailleurs, ces trois dernières années toutes les enseignes qui ont cherché à s'implanter ont renoncé. Je rappelle par ailleurs que Verneuil a eu parallèlement le projet de faire implanter cette surface commerciale un peu plus loin sur sa commune, en allant sur Guignes. ça n'a pu se réaliser car le terrain était en zone classée agricole au POS soumise à une révision problématique. Nos voisins verneuillais, comme mes administrés d'ailleurs, n'ont pas réagi au fil des années à ce projet qui avait déjà pris forme à Chaumes, je la rappelle, en 2000 lorsque nous avions placé la zone choisie pas Intermarché en 1NAxb. Ce classement permettait justement l'installation d'une telle enseigne. Ce n'était pas un secret ! »

Vers un développement important du Centre-Brie :
« En 10 ans, les communes de Chaumes, Guignes et Verneuil l'Etang qui regroupent à ce jour 10 000 habitants en compteront 15 000. Il faudra les approvisionner autour des moyens de transport en commun dont le principal est la gare de Verneuil. Elle sera à 500 m de l'Intermarché projeté. Sans compter que les grands axes routiers (nationales 4,19 et surtout 36 destinée à devenir le super périphérique, D402 reliant Melun à Coulommiers) augmenteront l'activité commerciale et demanderont des structures de que nous devons mettre en commun. Adopter une démarche résolument intercommunale, se regrouper et mutualiser nos moyens. Ceci d'autant plus que sur les 80 000 logements prévus en Île-de-France, la majorité doit se construire en Seine-et-Marne et surtout là où se développeront les moyens de transport ».

Réponses aux calmétiens :
« Pour répondre aux différents autres reproches qui, dans la commune, sont faits à ce projet auquel, je tiens à le préciser, je ne peux m'opposer, et notamment à ceux qui craignent pour le commerce de proximité, je redis que la majorité de commerçants est sereine, car elle sait que les calmétiens recherchent la qualité dans les produits et la convivialité dans l'accueil. Ils resteront les seuls à leur offrir. D'ailleurs, 80 % des nombreuses boutiques de Chaumes qui vivaient en autarcie autour de ses châteaux jusqu’en 1950, ont disparu sans que nous ayons d'Intermarché chez nous : le Petit Casino a fermé il y a deux ans. La déviation de la RN 36 a eu aussi une influence, la fermeture du camping du Champ de Foire où s'arrêtaient de nombreux caravaniers par un débordement de l’Yerres en 1983, aussi ».
« Les calmétiens de Maurevert craignent qu'une intensification de la circulation dans leur hameau mais le flux de clientèle ne se fera pas par là mais la 402 uniquement. Enfin à ceux qui craignent la dangerosité de l'accès à ce magasin, j'apprendrai que la direction des routes de Seine-et-Marne est favorable à un rond-point et non pas un tourne-à-gauche ».
« Enfin pour parler finances, il est inutile que je rappelle que dans le contexte actuel de la suppression de la taxe professionnelle et où l'État donnera de moins en moins d'argent aux collectivités locales, il est utile de penser aux taxes non négligeables sur le foncier bâti et non bâti. À Chaumes, l’immobiliers nous rapporte de l'argent, ce qui nous a permis de ne pas augmenter les impôts locaux ».

Yves Lequien
La République de Seine et Marne
Lundi 31 mai 2010


De sécurité sans polémique


L'association « Les Sources » de Maurevert conteste le projet Intermarché pour des raisons de sécurité de circulation dans et autour de leur hameau
Maurevert est un hameau calmétien plein d'histoire située à quelque 500 m au sud-ouest du village. Il regroupe 85 familles. En venant à Chaumes, on n'y accède directement par une rue sinueuse qui porte son nom ou encore par la D402 en prenant à droite le « Chemin des cantines » où il est projeté l'implantation de l'Intermarché. On peut aussi descendre à l'ouest vers l’Yerres, que l'on traversera pour remonter vers cette longue file de maisons le long de l'axe qui le traverse, celui constitué successivement par la rue du Chêne puis celle de la Tourelle. C’est ce troisième axe que des habitants du hameau de Forest, en face, et du village voisin d’Ozouer le Voulgis « empruntent pour rejoindre la gare où le collège de Verneuil, et notamment ceux qui ne veulent pas passer par Guignes et son feu tricolore » indiquent Mathieu Arlandis.
En 1997, les familles du hameau ont créé l'association de quartier « Les Sources » dont le but est de préserver et améliorer le cadre de vie, de sensibiliser les habitants à son histoire et à son avenir ». Cette association s’est souciée notamment depuis toujours de la sécurité des riverains des rues étroites devant une circulation devenant trop importante. Mathieu Arlandis en est maintenant le président. Il ne reçoit entourer de Anne Bonin et Francis Personne de son bureau.
« Nous voulons rester en dehors de toute polémique avec la municipalité de Jean Claude Simon avec laquelle nous entretenons de bonnes relations, bien que l'on dise de nous que Maurevert est un hameau gaulois briard contestataire ! Nous entretenons le patrimoine (lavoir) et participons activement aux fêtes. Nous ne prenons pas non plus position sur l'implantation elle-même d’un supermarché pas loin de chez nous. Nous voulons simplement protester contre l'afflux aggravé de circulation dans les deux sens qu'elle ne va pas manquer de générer. La municipalité le conteste ! ».
La république de Seine-et-Marne : Avez-vous rencontré les élus pour ?
M. Arlandis :Nous avions demandé un entretien à M. le maire début avril et n'avons été reçu que le 28 mai par quatre adjoints et un conseiller qui nous ont soutenu qu'il n'y aura pas  plus de circulation ! Nous n'avions pas voulu prendre une position officielle avant cette réunion. Nous le faisons aujourd'hui. Il faut rappeler que ce problème est récurrent depuis plus de 10 ans et que nous sommes souvent intervenus pour cela. Rues trop exigües et en mauvais état où le croisement est difficile notamment avec les cars scolaires, et les tracteurs où les piétons, notamment les enfants sans trottoirs et sans refuge, ne peuvent aller et venir sans danger, où le stationnement est problématique et provoque déjà des bouchons. Nous demandons depuis longtemps à la municipalité d'agir et à ce jour nous n'avons obtenu en 2009 que deux ralentisseurs !
La république de Seine-et-Marne : Quelles solutions voyez-vous ?
M. Arlandis :Ce n'est pas à nous de les trouver ! On nous a dit que la chaussée pourrait être revue dans un prochain contrat triennal de voirie mais nous savons que l'étroitesse des chaussées et l’évacuation de pluie poseront des problèmes techniques et financiers importants ! Il faut faire autre chose en tout cas ! Un sens unique ? Une voie réservée aux seuls riverains y compris les agriculteurs dont nous comprenons l’obligation de traverser le hameau ? Faire des simulations avec des bacs à fleurs ou des ballots de paille ? En tout cas, aménager et sécuriser le virage accidentogène, très accentué et non relever de la rue de Maurevert tout de suite après le pont sur l’Yerres et surtout créer un chemin piétonnier et cyclable doublant le Chemin des Cantines d'autant que conduisant à l'Intermarché envisagé et à la zone industrielle dont trois parcelles jouxtant Batiloc sont encore à aménager, il devra supporter un va-et-vient croissant de camions.
Le carrefour entre ce chemin et la D402 pose aussi de gros problèmes de sécurité. Personne ne peut nous dire ce que l'on va y faire. Un tourne à gauche sans feux tricolores pour aller à l'Intermarché avec impossibilité de traverser pour entrer dans Verneuil, vers la gare et le collège ? Une passerelle ? Un rond-point avec un financement problématique par le Conseil général ?
La république de Seine-et-Marne : Quelles actions allez-vous mené ?
M. Arlandis :Nous ne dresserons pas de barrages dans les rues et sur les routes ! Début juin, nous avons demandé par courrier au maire une réunion publique en suggérant un questionnaire conjointement avec le collectif Inter-Action qui, lui, conteste, je le précise, le bien-fondé même de l'Intermarché à chaumes et « Chaumes le citoyen » qui a été créé récemment contre la construction de l'école maternelle et du centre de loisirs en centre-ville. Je précise encore que nous avons fourni notre argumentaire à Michel Thibault représentant le Centre Commercial de Verneuil qui a déposé un recours contre le projet devant la CNAC.

Yves Lequien
La République de Seine et Marne
Lundi 14 juin 2010


Un foyer rural écologique


jeudi 3 juin, lors de la cérémonie d'inauguration officielle du foyer rural récemment rénové, le député Guy Geoffroy, par ailleurs président de l'association des éco maires de France, a incité Jean Simon à rejoindre les 1900 communes et EPCI qui y adhèrent. Ceux-ci ont "décidé d'inscrire dans leur politique, l'approche environnementale et le développement durable comme prioritaire. »
Chaumes-en-brie pourrait aussi participer aux six « trophées éco actions », concours instauré par cette association pour valoriser une action innovante dans cette approche. Effectivement, la rénovation du foyer rural répond à ces critères par l'emploi de matériaux écologiques (ballots de paille, argile, sable, etc.) dans un but d'économie d'énergie. Sans compter que pendant le chantier, elle a favorisé la réinsertion de travailleurs en difficulté (chantier d'insertion d'Initiative 77). La commune pourra aussi d'ailleurs bientôt concourir pour la construction au cours de l'école maternelle et du centre de loisirs inspiré par la même recherche écologique.
Avant les quelques mots dits par le député et les représentants des collectivités locales, Josy mollet - Lidy pour le Conseil régional et Jean-Paul Garcia pour le Conseil général, Jean-Claude Simon avait retracé l'histoire de ce projet innovant, de sa réalisation émaillée de craintes et de doutes et de la satisfaction d'en constater le résultat. Ce résultat, les associations calmétienne l'ont déjà apprécié depuis quelques mois, notamment celle du Foyer dont c’est le local. Elles sont venues nombreuses en témoigner en la personne de leur président.

Yves Lequien
La République de Seine et Marne
Lundi 14 juin 2010


Y a-t-il un médecin pour s'installer à Chaumes ?


Le maire Jean Claude Simon inaugurait le centre médical de la rue Foix.

Le samedi 26 juin le maire Jean Claude Simon a profité de l'inauguration du centre médical 28 rue Foix pour remettre les clefs de leur nouveau cabinet aux trois kinésithérapeutes calmétiens.
Ce complexe accueille déjà deux médecins généralistes et un chirurgien-dentiste. On recherche un troisième médecin pour lequel un local y est aussi prévu.
Sonia, kiné, nouvelle locataire, découvrant son nouveau lieu de travail, se dit "ravie du calme qui règne dans la cour par rapport à l’ancien cabinet donnant directement où nous exercions. Il est également plus fonctionnel, plus moderne et plus gai, du mauve, du rose, du vert… »

Une histoire sur sept ans
Avant la coupure symbolique du ruban, le maire, entouré des conseillers généraux Jean-Paul Garcia du canton de Tournan et Gérard Bernheim chargé des solidarités à l'Assemblée départementale, fit l’historique d'un projet qui remonte à septembre 2003 sous le mandat de Pierre Porchez. À l'unanimité du conseil, il fut décidé de l'achat par droit de préemption de l'ensemble immobilier sis dans l'artère principale du village. Destiné en 2004 à devenir un parking de 80 places. Devant la difficulté et la dangerosité de l'accès à ce parc, il fut finalement décidé d'accueillir un centre médical et quelques appartements.
Le chantier se déroulera en plusieurs phases sur six ans avec une interruption due à la découverte d’une cave médiévale décrétée finalement sans intérêt historique et archéologique. « Réalisation finance entièrement sur fonds propres par la municipalité, avec un rapport financier final appréciable pour elle » a conclu le maire.

Désertification médicale ?
Jean-Paul Garcia, médecin lui-même, qui avait entendu l'élu calmétiens faire part de la difficulté qu’il rencontrait de trouver un troisième médecin pour ses 3000 administrés, bientôt 3500 a alors commenté la désertification médicale rurale ; il a prévenu également « qu'il fallait s'attendre encore à 10 ou 15 ans de galère dans ce domaine ». (Voir également nos pages départementales du 12 avril 2010). Gérard Bermheim est heureux aussi de cette réalisation « d'autant qu'elle n'a pas coûté un sou au Conseil général ». Il est plus optimiste. Il est en effet rappelé la "clause de compétence générale » qui laisse aux collectivités territoriales, y  compris les communes, agir dans un domaine de l'action publique dans la mesure où elle va dans l'intérêt public local. Ici dans le domaine médical bien compris pour Chaumes et ses environs. « Il faut que les maires se saisissent de ce problème, car leur application est déterminante. De son côté, le Conseil général, en collaboration avec l'Union des maires, l'ordre des médecins, les CHU, la CPAM et d’autres organismes à instituer une bourse de 1000 € par mois à tout étudiant s'engageant à s'installer cinq ans sur place après son diplôme. Nous avons déjà neuf candidats ravis de venir en Seine-et-Marne, qui est finalement proche de Paris et bien fournie en structures médicales dans un environnement rural. C'est un message d'espoir » a-t-il conclu.
Inaugurateurs et invités quittèrent alors ce havre de sérénité, chaud en couleur et en soleil, après s'être rafraîchi à la fontaine du pot de circonstance.

Yves Lequien
La République de Seine et Marne
- Edition du 28 juin 2010

Rectificatif porté à cet article:
Il y a confusion entre le nombre de médecins et le nombre de chirurgiens dentistes.
Il y a actuellement au 28 rue Foix deux dentiste, un médecin généraliste et trois kinés.
Un cabinet médical est libre et attend son omnipraticien.
Il y a, à ce jour, deux médecins à Chaumes.Le docyeur Burton a son cabinet au 28 rus Foix, mais le docteur Rosser reçoit ses patients dans le cabinet du docteur Glicksman.

Jean Claude Simon


60 citoyens pour savoir, comprendre et intervenir.


 L'association calmétienne « Chaumes citoyens » il y a un an veut savoir ce qu'il se passe à Chaumes, comprendre et si besoin d'intervenir mais en tout cas informer.L'association « Chaumes citoyens » a été créée le 30 juin 2009. Elle compte actuellement 60 membres. Son président Jean-Paul Guyonnaud. Il l’a créé avec Jean-Pierre Bertrand assisté au secrétariat par Pierre Goletto, Nathalie Maurize aidée dans la trésorerie par Pierre Schapeyrou. Son but tient en trois mots : « savoir », c'est-à-dire « rechercher des informations pourraient étudier uniquement sur les questions relatives à notre commune », comprendre en « analysant les sujets importants et en dressant des rapports d'enquête » et aussi intervenir « en menant une action pour faire valoir notre avis ». Jean-Paul Guyonnaud précise encore : « Nous voulons diffuser aussi largement que possible le résultat de nos analyses et animer le débat démocratique au sein de la commune car beaucoup de gens se plaignent du manque d'informations disponibles. Celles-ci publiées uniquement par la municipalité ne sont que des plaidoyers en faveur de ses décisions. »
Le fait générateur
L'association a été créée simultanément au dépôt d'un recours gracieux déposé par le président contre le permis de construire de l'école maternelle et du centre de loisirs en limite sa propriété Chemin de l’Abbaye et après ses interventions diverses à ce sujet tant sur le site de la commune qu’auprès de la presse locale. « C'est vrai, mais ce n’est que le fait générateur de notre association, sa cause immédiate, proteste Jean-Paul Guyonnaud. Ce projet est l'exemple même, parmi tant d'autres, de ce dirigisme autoritaire. » En dehors de ce sujet est traité actuellement celui de l'implantation de l'Intermarché au sud de la commune. Pour elle, il s'agit notamment du « problème de son accessibilité par la RD 402 pour lequel nous n'avons pas de réelle information (aménagement du carrefour tourne à gauche, rond-point, chemin piétonnier, piste cyclable...) « Avec associations de Maurevert « Les sources » et le collective Inter-action. Chaume citoyens a demandé au maire Jean Claude Simon de s'engager et surtout d'organiser une réunion publique à ce sujet. « Il nous a répondu que pour l'instant ce projet n'était pas encore assez avancé pour cela ».
L'accès aux documents publics...
« Un autre sujet sur lequel nous avons travaillé est celui de la liberté d'accès aux documents publics que la municipalité veut nous facturer bien au-delà du prix prévu par la loi qui est la simple répercussion du coût réel de la reproduction. Il s'agit là d'une mesure discriminatoire à notre encontre et nous avons protesté auprès du préfet. »
L'immobilier et les travaux
Sur les projets immobiliers l’association désire d'autres informations que celles diffusées par la presse locale. Ceux baptisés Barbara et le Gros Caillou à l'Est du village et celui des 62 appartements à l'Abbaye prévue en face de la mairie. « On pense aussi aux problèmes du foyer rural, obsolète et hors normes bien que des travaux écologiques y ont été effectués ».
Vue électorale
Jean-Paul Guyonnaud et son bureau repousse toute ambition politique communale pour 2014, bien que certains de ses membres se soient engagés dans la campagne de mars 2008 dans l'opposition au maire Jean Claude Simon. « Notre ambition n’est que de corriger un état de fait anormal, d'essayer de pallier ce manque d'information. Le « Chaume info », édité par la mairie les traite pas. Il est luxueux mais comme son numéro 22, il ne parle pratiquement que de la vie des associations, des animations et des manifestations communales, sans traiter des sujets importants. Cependant nous avons apprécié le dernier bulletin qui l'accompagnait. Quatre pages qui traitent de la procédure de transformation du POS en PLU. C'est un bon début ! Nous avons d'ailleurs convoqué une assemblée de l'association sur ce sujet très important pour nous que nos concitoyens. »
Des représentants de l'association les sources et du collectif Inter-action y étaient présents.

Yves Lequien
La République de Seine et Marne
- Edition du 5 juillet 2010


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