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Le Pays Briard



On construit !


170 logements construits
113 logements au nord de la commune, 57 en centre-ville : Chaumes va assister au plus important développement immobilier depuis 35 ans.
Ce n'est ni plus ni moins qu'un nouveau quartier qui va voir le jour à Chaumes-en-Brie dés l'année prochaine. 70 pavillons, 28 maisons de ville et 15 appartements : ce sont ainsi 113 logements qui composeront le nouveau quartier Barbara-Gros Buisson. Ces logements s'implanteront derrière les HLM de Pré-Gallier et sur l'ancien terrain de l'usine Barbara. Ils se répartiront sur plus de 6 ha autour d'une grande place de 3000 m².
Des toits à deux ou quatre pans, de petites tuiles, des volets aux couleurs bleues, gris ou vertes, des murs aux façades ocre, rosé ou couleur pierre : les maisons ne seront pas identiques.
« Il ne faut pas que ce soit monotone et que ça fasse ville nouvelle », explique Antonio de Oliveira directeur du développement chez France Pierre, promoteur immobilier.

Mais autant être clair, ces maisons ne sont pas à la portée de toutes les bourses. Comptez de 300 000 à 500 000 € pour des pavillons de surface comprise entre 100 et 180 m². Les 15 appartements seront un peu plus abordables : 106 000 à 246 000 € pour des surfaces de 35 à 75 m².
« La majorité de nos clients sont des personnes qui sont déjà propriétaires qui cherchent mieux
, souligne Antonio de Libera. Mais nous avons aussi un tiers de primo accédant et 20 à 30 % d'investisseurs. Parmi eux, il y a beaucoup de parents qui achètent pour loger leurs enfants. »
Pour favoriser la mixité sociale et notamment l'accès à la propriété de jeunes couples, la municipalité a décidé de prendre à sa charge dix pass-foncier.

122 places de parking en sous-sol

Ce projet d'ampleur n'est pas le seul qui sortira de terre en quelques mois. Une résidence de 57 appartements sur deux étages va ainsi voir le jour à deux pas de la mairie. Ce projet immobilier qui a pour nom « Abbaye » s'implantera non loin du château du même nom. Originalité de cette résidence ? Elle sera adaptée à l'accueil des séniors : ascenseur, couloirs assez larges pour le passage d’un fauteuil roulant... Une demande de la commune au promoteur.
« Les séniors se trouvent souvent dans une grande maison avec les chambres à l’étage », explique Jean-Claude Simon, maire de chaumes. Les appartements proposés iront du deux au quatre pièces et seront vendus à peu près au même prix que ceux du Gros buisson. L'architecture sera, en revanche, différente de l'immeuble du Gros buisson. La façade présentera de grandes loggias et des terrasses seront aménagées au dernier étage.
Mais où vont stationner les véhicules de tous ces nouveaux calmétiens alors même que dans les centres-ville en général celui de Chaumes en particulier, il est difficile de se garer ? Et bien, un parking de 122 places sera construit sur deux étages en sous-sol. Notons que 42 places de parking public seront également construites devant la résidence.

Chaumes entre deux gares RER

Ce sont donc, au total, pas moins de 170 logements qui seront construits d'ici la fin de l'année 2011. Cela faisait 35 ans qu’il n'y avait pas eu de gros projets immobiliers à Chaumes. Il s'agissait alors de la naissance du lotissement des villas Alexandre, des maisons de la rue des Pré-Gallier et des HLM du même nom. Soit 200 logements au total.
Ce développement immobilier est une volonté de la municipalité. C'est en effet la ville qui a revendu ces terrains au promoteur.
« L'évolution de Chaumes est inéluctable, justifie Jean-Claude Simon. En quelques années, la commune sera coincée entre deux gares RER : celle de Val-Bréon et celle de Verneuil. D’ici on pourra aller jusqu'à l'Etoile ou à la Défense. »
Le premier magistrat estime donc qu'il y aura 5000 calmétiens l'horizon 2025. Mais qui dit nouveaux habitants dit nouveaux équipements. Une nouvelle école et une zone d'activité pourrait ainsi, dans 15 ou 20 ans, voir le jour à côté du nouveau quartier Barbara-Gros buisson.
Le bureau de vente de ce projet immobilier a ouvert ses portes, hier, avenue de la libération (sur la route de Guignes). La livraison des logements est prévue pour la fin de l'année prochaine.
Amélie Lécoyer

Amélie Lecoyer
Le Pays Briard - Edition du 5 février 2010
- Edition du 5 février 2010


Pénurie de médecins


 La ville recherche un troisième docteur



Les cabinets de médecins ne désemplissent pas. Et les calmétiens doivent parfois consulter dans les communes voisines.
Depuis 10 mois, deux dentistes et un médecin sont installés au 28 rue Foix, à chaumes-en-Brie. Un médecin qui devrait normalement partager sa salle d'attente avec un autre de ses confrères. Sauf qu'actuellement, le docteur Jean Yves Burton est seul au sein du cabinet médical.
« On a des difficultés pour trouver un médecin », confie Jean-Claude Simon, maire de chaumes-en-Brie.
Cela fait pourtant près de deux ans que la municipalité recherche un docteur. « On est passé par le conseil de l'ordre et les cabinets de consulting, explique le premier magistrat. Là, j'ai appris que le conseil général a passé une convention avec des étudiants en médecine. Huit devraient venir en Seine-et-Marne mais ça m'étonnerait qu'ils viennent s'installer à chaumes !... On serait à Melun ou à Combes la Ville, ce serait plus facile. »
Car s'il est difficile de faire venir un généraliste à Chaumes, c'est parce que la ville ne compte que 3000 habitants. Or, comme le Pays Briard l’a déjà évoqué dans le canton de la Ferté-Gaucher, par exemple, les zones rurales souffrent d'une pénurie de médecins. Une pénurie qui, pour le docteur Burton, s'explique facilement. « Les médecins ont la liberté d'installation, hors les facs se trouvent en ville, rappelle le praticien calmétien. De plus, les zones rurales ont une faible activité : pas de bars, pas de petits restos sympas, pas toujours d'accueil périscolaire ou de cantine... » Il n'empêche que personnellement, le médecin calmétiens apprécie beaucoup son statut de médecin de campagne. « Cela a un côté hyper convivial, affirme-t-il. En général, on connaît toute la famille. Et en fonction des saisons, on m’amène des tomates, des salades... »
Malgré tout, depuis le départ de son associé, il y a quatre ans, les journées de ce praticien de 40 ans sont particulièrement chargées. « En période normale, je commence à 8h30 et je termine vers 20h00, explique le docteur Burton, installé à chaumes depuis 10 ans. Entre 13h00 et 14h30 je fais généralement les visites à domicile ». Le docteur Burton n'a pu reprendre l'ensemble de la clientèle de son associée. « Le plus dur, c'est de dire non. Les patients ne comprennent pas toujours bien... » confie-t-il. Le quadragénaire ne refuse cependant pas systématiquement tout nouveau patient. « Je gère en fonction de l'urgence ».

 Pas de troisième médecin à l'horizon



Chaumes accueillent donc aujourd'hui deux médecins au lieu de trois. Outre celui du docteur Burton, il existe, en effet, un second cabinet en ville, celui du docteur Jean Rosset. Mais deux médecins ce n'est visiblement pas assez pour répondre aux besoins de 3000 habitants. Une partie d'entre eux se tourne ainsi vers les médecins des villes voisines : Verneuil, Guignes ou Fontenay-Trésigny  (lire ci-dessous).
Jean-Yves Burton est, lui aussi, allé à la recherche d'un confrère. « J’ai essayé de voir avec le conseil de l'ordre, les facs même, du côté des médecins étrangers mais ce n'est pas facile... » Remarque le praticien. Et actuellement, aucune piste pouvant permettre d'espérer l'arrivée d'un nouveau médecin à Chaumes se dessine à l'horizon. Un horizon où se profile en revanche une forte augmentation de la population de Chaumes-en-Brie.

Amélie Lecoyer
Le Pays Briard
- Edition du 16 mars 2010


Et bientôt, un cabinet pour trois kinésithérapeutes


En face du cabinet du médecin et des dentistes, un cabinet pouvant accueillir trois kinésithérapeutes est en cours d'achèvement. Ces derniers sont déjà en activité à Chaumes-en-Brie, mais le cabinet dans lequel ils se trouvent actuellement, est vétuste. L'acquisition par la ville du bâtiment, situé aux 28 de la rue Foix, était donc l'occasion de leur offrir de meilleures conditions de travail et de constituer une sorte de pôle médical en plein centre-ville. Une fois ce cabinet terminé, les travaux seront donc totalement terminés. Rappelons qu'ils avaient démarré il y a presque deux ans par l'aménagement d'un commerce au rez-de-chaussée (occupé par une agence d'intérim), puis la construction de sept appartements (qui ont, tous, été rapidement loués) et des cabinets médicaux.
« Ces travaux ont été financés sur fonds propres, souligne Jean-Claude Simon, maire de la commune. Ce sont les loyers qui remboursent les intérêts de la dette ». Des loyers dont le montant total s'élève environ à 110 000 € par an.


Amélie Lecoyer
Le Pays Briard -Edition du 16 mars 2010


Un surcroît d'activité pour les médecins des villes voisines


Faute de trouver un médecin à chaumes, les calmétiens doivent parfois aller consulter dans les villes voisines : Verneuil, Guignes, Fontenay-Trésigny. Mais si le docteur Marc Paillusson, médecin depuis 12 ans à Verneuil, reçoit quelques patients de Chaumes, il affirme ne pas avoir observé une hausse du nombre de patients calmétiens dans son cabinet depuis le départ du troisième médecin. « Ce n'est pas flagrant et le cas échéant, je ne vais pas m'en plaindre » avoue-t-il. Même constat du côté de Fontenay et du docteur Jean-Louis Guilbot. « Je reçois régulièrement des calmétienne depuis déjà longtemps, confie le médecin présent à Fontenay depuis 25 ans. C'est vrai que l’on est quatre médecins à Fontenay et l'on est tous un peu surbooké. »
A Guignes, en revanche, où les trois médecins sont regroupés dans un seul cabinet, le Dr Frédéric Michel a un avis un peu plus tranché. « On a des patients de chaumes, affirme le praticien. Depuis le décès du Dr Glicksman (NDLR : dont le cabinet est aujourd'hui occupé par le Dr Rosset), il y a un an et demi, on a eu un surcroît d'activité, ce qui n'est pas facile à gérer pour nous. »


Amélie Lecoyer
Le Pays Briard -Edition du 16 mars 2010



Projet d'implantation d'un Intermarché
Le supermarché fait débat


 Intermarché pourrait s'installer à la sortie de la ville, à l'entrée de Verneuil. Le maire de chaumes se réjouit, celui de Verneuil beaucoup moins.



Intermarché à chaumes connaîtra-t-il le même sort que celui de Pézarches, à savoir le rejet de son implantation (Pays briard du 12 mars 2006) ? Nul ne le sait. Comme pour Pézarches, la Commission Départementale D'aménagement Commercial (CDAC) a autorisé l'implantation d'un supermarché de 2000 m² sous l'enseigne des Mousquetaires. Et comme pour Pézarches, des voies extérieures à la commune s'élèvent contre ce projet. Mais contrairement à Pézarches, aucune pétition a été lancée contre son implantation. Le maire de la commune, Jean-Claude Simon se satisfait de l'arrivée du supermarché.
« Dans deux ans, Chaumes accueillera 3500 habitants (NDLR : contre 3000 actuellement) et 5000 à l'horizon 2020/2025, indique le premier magistrat. Le rôle d'un maire est d'être suffisamment clairvoyant pour adapter son urbanisme. »
L'élu rappelle également les évolutions majeures que connaîtront les environs de Chaumes dans les prochaines années : l'arrivée du RER que dans la zone logistique du Val Bréon, le doublement de la N36... Bref, l'arrivée d'une nouvelle population.
« Le SDRIF (Schéma Directeur de l'Île-de-France) prévoit la construction de 30 à 35 000 logements par an en Seine-et-Marne, souligne Jean Simon. Il faut savoir prendre le virage. »
Un argumentaire qui répond donc à la première question : le projet serait viable. Mais d'autres se posent dont l'une, récurrente lorsque moyenne ou grande surface s’installe en périphérie d'une commune : que va devenir le petit commerce ?
« On est dans le même débat que dans les années 60, regrette Jean-Claude Simon. Le premier Intermarché à s'installer en Seine-et-Marne aurait dû s'installer à chaumes. Mais le maire de l'époque a dit : « ça va tuer le petit commerce ! ». Résultat : Intermarché est allé s'installer à Fontenay et de nombreux commerçants ont, malgré tout, fermés car on ne peut pas stationner. »
Le premier magistrat assure ainsi que les petits commerçants calmétiens ne s'alarment pas à de l'arrivée du supermarché.
« Les deux boulangers n'ont aucune crainte et le boucher a confiance dans la qualité de sa marchandise, détaille-t-il. Quant à la maison de la presse on va demander Intermarché il y ait un point de presse a minima. »
Il est vrai que les commerçants de la ville semblent finalement assez fatalistes face à l'arrivée d'un Intermarché et estime que cela ne changera pas grand-chose à la situation, déjà peu florissant, du petit commerce calmétiens.

 Les Verneuillais pourraient y aller à pied



Son homologue de la ville voisine est, en revanche, beaucoup moins optimiste.
« L'arrivée d'un Intermarché risque de faire fermer mon petit centre commercial car les gens  des HLM et des lotissements pourront y aller à pied, affirme Christian Cibier, maire de Verneuil l’Etang. La petite galerie marchande où l'on trouve un coiffeur, un fleuriste, un boulanger, un marchand de journaux travaillent actuellement assez bien grâce à la présence de Leader Price. Le maire de Chaumes a raison d'implanter un Intermarché. Ce qui me dérange, c'est le la promiscuité avec Verneuil... »
Il faut en effet savoir que le supermarché, implantée sur la zone d'activité de Chaumes, en face des anciens locaux de Duplistyle), sera en fait plus près du centre de Verneuil. En clair, si les Verneuillais pourront aller à Intermarché à pied, ce ne sera pas le cas pour les Calmétiens. L'enseigne des Mousquetaires a d'ailleurs demandé au Syndicat des Transports d'Île-de-France (STIF) l'implantation d'un arrêt de bus.
Pour Jean-Paul Guyonnaud, la distance entre le supermarché et le centre de Chaumes est le principal handicap de ce supermarché. Le président de l'association « Chaumes citoyens » (qui avait notamment mis un recours contre l'école maternelle) estime que cet Intermarché sera finalement destiné davantage aux habitants de Verneuil qu'à ceux de Chaumes.
« Nous, on est obligé de prendre la voiture pour s'y rendre », souligne le calmétien qui craint malgré tout que cette moyenne surface nuise au petit commerce de Chaumes.

Notons que le projet permettrait la création de 35 à 40 emplois.

Amélie Lecoyer
Le Pays Briard - Edition du 26 mars 2010


Qu'en pensent les commerçants ?


Jacques Saussine, boucher à Chaumes : De toute façon, on ne nous a pas concerté. On nous a demandé de venir mais l’Intermarché, c'était acquis. On nous a mis devant le fait accompli mais honnêtement il y en a tellement dans le coin que ça ne fera qu'un de plus... Nous, on ne fait pas du tout le même genre de marchandises que dans les supermarchés. On fait une certaine qualité de produit. Ça ne plait pas à tout le monde à cause des prix. Quoique, si les gens regardent bien, ils verraient que l'écart n'est pas si grand que cela. »

Albert Brami, épicier à Chaumes : Moi, personnellement, ça ne me gêne pas. J'ai mon épicerie, j'ai mon kebab. Intermarché comme toutes les grandes surfaces, le dimanche soir et les jours fériés, ils sont fermés alors que moi je suis ouvert. Ce sont les seuls jours où je travaille bien ».

Éric Désiré, fleuriste à Chaumes : Je ne comprends pas trop l'intérêt d'ouvrir un Intermarché à Chaumes. Je ne vois pas à quel besoin ça va répondre. Il y a des centres commerciaux : Fontenay, Verneuil... Chaumes a besoin de commerce intra-muros pour répondre aux gens qui ne peuvent pas se déplacer. Le problème des commerces de chaumes n'est pas lié à l'implantation d'un nouveau centre commercial, et plus la structure même de chaumes. Il n'y a pas de centre-ville, pas d'association de commerçants, jamais d'action commerciale et des problèmes de stationnement... On ne peut donc pas incriminer l'implantation d'Intermarché. »

France Saulgrain, boulangère à Verneuil : Cela va surtout poser un gros tort à Leader Price. On est déjà un peu cerné par des centres commerciaux : Mormant, Guignes, Fontenay… il risque de ne plus y avoir de petits commerces à force. Mais même si un « point chaud » était implanté dans le centre commercial, cela ne me fait pas peur. Nous vendons du « traditionnel » et quoi qu'il arrive, il y a des clients que l'on ne perdra pas ».

Amélie Lecoyer
Le Pays Briard - Edition du 26 mars 2010


La mise au point de Mathieu Arlandis, président des Sources.


« Les gens de Maurevert ne sont pas des râleurs »

Mathieu Arlandis s'en défend : Maurevert ne fait que protéger son environnement.

Les habitants du hameau de Maurevert sont-ils des frondeurs ? Existerait-il une frontière invisible entre les gens du centre de chaumes et les occupants des quelques 80 maisons composant l'un des trois hameaux de la ville ? Mathieu Arlandis s'en défend totalement. Le président de l'association Les Sources, basée à Maurevert, ne comprend d'ailleurs pas pourquoi certaines personnes, et en particulier le maire de la commune, le véhicule l'idée que les habitants de Maurevert seraient « contre tout ».
Le projet d'implantation d'Intermarché ? « Tous les gens qui sont contre sont de Maurevert», assure ainsi Jean-Claude Simon. Et pour cause. « Pour y aller, les gens de Forest et d’Ozouer devront passer par Maurevert », précise, inquiet, Mathieu Arlandis. « Au pire, cela fera sept à huit véhicules répartis dans la journée », rétorque le premier magistrat.
Le calmétien rappelle, également, deux événements à l'occasion desquelles l'association, soucieuse du respect de l'environnement, avait fait parler d'elle. Il y a environ un an, suite à l'installation de l'entreprise Batiloc, à la sortie de chaumes (en direction de Verneuil), Les Sources s'inquiètent du passage des camions chargés de terre, entre le terrain de Batiloc et celui d'un agriculteur. « Il passait par le chemin de Paris, qui est un chemin en pierre, en pleine période de dégel, raconte Mathieu Arlandis. La route était complètement défoncée. On est allé voir la mairie. » La municipalité a dû refaire la chaussée.
Durant la même période de l'année 2009, l'association alerte le préfet au sujet d'une décharge sauvage située à 80 m de l'Yerres, dans un champ. Une initiative qui n'aurait pas plu au premier magistrat calmétiens. « Avant d'avertir la préfecture, il aurait été plus agréable pour tout le monde d'aller voir la mairie », remarque Jean-Claude Simon. Selon Mathieu Arlandis, c'est depuis cette prise de position que les habitants de Maurevert sont vus comme des empêcheurs de tourner en rond. « On n'est pas des contestataires, se défend Mathieu Arlandis. On n'est pas systématiquement contre tous les projets. Ça ne ferait pas avancer les choses. En revanche, c'est vrai que l'on pose des questions parfois gênantes. »

Le maire ne souhaite pas polémiquer

Mais le président des Sources pense que c'est aussi en raison du dynamisme de l'association qu’est née cette rancoeur. « On nous a reproché de ne faire que des choses pour nos revers, s'étonne-t-il. Or, en est une association de quartiers... » Un positionnement que ne remet pas en cause Jean-Claude Simon. « C'est une association qui fait des choses intéressantes, reconnaît l'idylle qui affirme ne pas vouloir alimenter la polémique. Mais il ne faut pas qu'elle sorte de son domaine de compétenceIl y a des façons d'agir qui serait le meilleur ton. » Le maire de chaumes souligne par ailleurs que l'association est, de toute façon, loin d'être représentatif de l'ensemble du hameau. Il remarque ainsi que deux de ses conseillers municipaux habitent Maurevert. C'est le cas de Magali Collin, adjointe au maire, chargé des affaires scolaires. « Je suis un peu en porte-à-faux, reconnaît-elle. J'essaye que ça se passe au mieux. De là à dire qu'il est une franche opposition, j'en sais rien. » Certains habitants de Maurevert sont ainsi totalement ignorants de quelconques bisbilles envers l'association Les Sources et la municipalité. « C'est vrai que l'association est très active et nous demande régulièrement notre avis sur différents sujets, confirme de son côté Benoît Daeninck, qui habite le hameau depuis deux ans. En revanche je n'ai jamais entendu parler d'opposition entre le hameau le centre-ville... »


Amélie Lecoyer
Le Pays Briard - Edition du16 avril 2010


Une association très active
Les sources, pour préserver le cadre de vie


Agé de 39 ans, Mathieu Arlandis s'est installé à Maurevert il y a 10 ans avec son épouse et leurs quatre enfants. Ils habitaient jusqu'à présent à Vitry-sur-Seine (Val-de-Marne). « Pour moi, Maurevert est un endroit idyllique : l’Yerres, la forêt, les champs... », confie-t-il. C'est en 2007 que ce calmétien devient président des Source. Créé en 1997, cette association est destinée à sauvegarder le patrimoine et améliorer le cadre de vie des habitants de Maurevert. Elle regroupe aujourd'hui une vingtaine de familles. Le premier projet de l'association fut la restauration du lavoir. Ce sera chose faite en 1998-1999 par les chantiers écoles du Centre Brie.
Dès 2001, les membres des Sources proposent des solutions destinées à rendre plus sûre la traversée du village. Des dos-d'âne est une imitation de 30 km sont ainsi mis en place. « Ces dos-d'âne restent provisoires car il va falloir refaire la chaussée », souligne Mathieu Arlandis. Une chaussée dont le bitume est effectivement grignoté de chaque côté.
Mais l'association s'attelle aussi à animer le village : fêtes de pays (autour du lavoir et des lavandière), tournoi de billes sur sable et sur piste, journée de la pomme, chasse au trésor. Des manifestations qui, assurent Mathieu Arlandis, rencontre un fort succès.

 
Amélie Lecoyer

Le Pays Briard- Edition du16 avril 2010


Au bord de la RD 402
Intermarché menacée


Le projet de construction d'un Intermarché à Chaumes est remis en cause par les commerçants et la commune de Verneuil.
C'est plutôt mal parti pour le projet d'Intermarché à Chaumes... Si la commission départementale d'aménagement commercial a donné son accord en février dernier pour l'ouverture d'un supermarché à Chaumes, c'était sans compter sur ses voisins de Verneuil l’Etang. Les commerçants et la municipalité verneuillais sont bien décidés à ce que le projet ne voit pas le jour. Ils ont annoncé, vendredi dernier, avoir déposé deux recours officiels auprès de la commission nationale de l'aménagement commercial. Les dossiers qu'ils pensent « solides » pour essayer de compromettre la construction du magasin.
Car les 2200 m² de surface de vente des Mousquetaires remplaceraient des terres agricoles, au bord de la route départementale 402. De l'autre côté de la route, un lotissement d'une centaine de pavillons, sur la commune de Verneuil l’Etang.
C'est ce qui pose problème aux commerçants de la commune voisine, qui craignent une perte de 20 à 30 % sur leur chiffre d'affaires. « Nous avons posé ce recours, pour rester en vie, explique Sandra Shaing, boulangère et présidente de l'association des commerçants de Verneuil l'Etang. Avec l'arrivée d'un tel magasin, nous serons amenés à disparaître les uns après les autres. Les habitants de Chaumes ne pourront même pas s'y rendre à pied, car c'est à 3 km de la commune. Il est clair que le magasin vise les habitants de Verneuil », dénonce la boulangère.

Un aménagement dangereux
Christian Cibier, le maire de la commune et Michel Thibaut, du syndic du centre commercial de Verneuil, ont décelé plusieurs failles dans le projet calmétien, dont des problèmes de sécurité. « Un terre-plein est prévu au milieu de la route, mais pas de rond-point. Et il n'y aurait pas non plus de passerelle ni de trottoir pour les piétons. » Il deviendrait aussi impossible de tourner à gauche, rue Édouard Vaillant pour se rendre Verneuil l'Etang depuis la route départementale.
Selon Christian Cibier, le terrain de chaumes aurait été proposé à une dizaine de promoteurs en 10 ans. « Pourtant, l'offre en supermarchés dans les communes voisines est importante. C'est une vraie course aux enseignes. »
Il tient à préciser que ses relations avec Jean-Claude Simon, maire de Chaumes, ne sont pas pour autant ternies : « Ce n'est pas une démarche anti-Chaumes, il n'y a aucun antagonisme entre nous. Cette implantation est simplement néfaste pour Verneuil. »
L'autorité nationale de l'aménagement du territoire décidera du destin du supermarché dans trois mois.

Pas de signature de journaliste
Le Pays Briard
Edition du 4 mai 2010


Vous prenez la plume :


Intermarché : l'intérêt général du projet n'est pas démontré
L'association « Les Sources » de Maurevert prend position contre le projet d'implantation d'un Intermarché chemin des Cantines à Chaumes-en-Brie. Cette décision intervient après la rencontre avec les élus, vendredi 28 mai. Les raisons qui ont motivé cette prise de position sont d'une part, nos inquiétudes sur la sécurité des personnes en rapport avec la circulation automobile et d'autre part l'absence de réflexion concernant le développement durable.
L'implantation d'un supermarché chemin des Cantines va attirer les chalands des environs : ceux de l'ouest de Chaumes, ceux du hameau de Forest, mais aussi les habitants d'Ozouër le Voulgis qui passent déjà par le hameau pour se rendre à la gare et au collège. Cette implantation amènera une circulation automobile plus importante le samedi toute la journée et le dimanche matin. Ce jour-là, la rue est fréquentée par les familles, les mamans qui promènent leurs enfants en poussette et par les groupes de cyclistes qui circulent, notamment le dimanche matin.
Le hameau de Maurevert est tout en longueur (un km composé de la rue du Chêne et de la rue de la Tourelle). La rue du Chêne, la plus concernée par le flux automobile, est une rue très exigüe. Nous connaissons déjà aujourd'hui énormément de problèmes de stationnement et de circulation dans cette rue.
Par ailleurs le chemin des Cantines, route communale qui va du hameau à la 402, déjà fortement fréquentée par les automobilistes et les bus aux heures de pointe pour se rendre au collège et à la gare, est aussi très étroit et sans accotement. Cette route est l'unique chemin pour les collégiens habitant le hameau, circulant à pied ou à vélo entre le collège et leurs habitations.
Au carrefour entre la RD402 et la rue Édouard Vaillant (pour se rendre à Verneuil) et le chemin des Cantines, un projet d'un carrefour de type « tourne-à-gauche » a été présenté par l'équipe municipale. Sans feu, il mettrait en grand danger la circulation des piétons et des collégiens qui traverseront à cet endroit. Un rond-point est évoqué mais il n'y a personne pour le financer. Alors que se passera-t-il ?
Aujourd'hui, l'intérêt général du projet Intermarché n'est pas démontré. On ne peut pas être POUR un projet qui met la vie des personnes en danger.

Mathieu Arlandis
Président de l’association Les Sources
Le Pays Briard Edition du 4 juin 2010


Projet d'implantation d'un Intermarché


Le maire contre-attaque
Devant le double recours déposé par les commerçants et la mairie de Verneuil, Jean-Claude Simon n'est pas à court d'arguments.
Jean-Claude Simon n'est pas du genre à se laisser faire. Le maire de chaumes-en-brie est las « d'entendre tout et n'importe quoi » sur la probable implantation d'un Intermarché à la sortie de la ville.
Une lassitude notamment provoquée par le double recours effectué par une association de commerçants et la municipalité de Verneuil contre la Commission Départementale D'aménagement Commercial (CDAC) qui a autorisé cette implantation. Ces derniers craignent que l'ouverture d'un supermarché à deux pas des premières maisons verneuillaises soit préjudiciable pour leur cité voire provoque, à terme, la fermeture du centre commercial Leader Price, dans la galerie duquel sont installés ces neuf commerçants.

Création de 40 à 45 emplois
Petit rappel des faits : en février dernier, la CDAC a donné son accord pour l'ouverture d'un supermarché de 2200 m² à la sortie de Chaumes, côté Verneuil-l’Etang. Le premier magistrat calmétien se réjouit du projet, soulignant qu'il s'inscrit dans un environnement qui va fortement évoluer ces prochaines années (projet immobilier, arrivée du RER à Val Bréon, électrification de la ligne de chemin de fer entre Gretz et Provins, doublement de la nationale 36,...). Si les commerçants du centre-ville de chaumes ne semblent pas inquiéter de cette arrivée, il n'en va pas de même pour tous leurs confrères de Verneuil et du maire de cette même ville. « L’arrivée d'Intermarché risque de faire fermer mon petit commerce car les gens des HLM des lotissements pourront y aller à pied », déclarait ainsi Christian Cibier dans le Pays briard du 26 mars dernier.
Un peu plus d'un mois plus tard, deux recours sont ainsi déposés contre la décision de la CDAC. « Nous avons posé ce recours pour rester en vie, soulignait Sandra Chaing dans le Pays briard du 4 mai. Les habitants de chaumes ne pourront même pas si rendre à pied car c'est à 3 km de la commune. Il est clair que le magasin vise les habitants de Verneuil. »
Si Jean-Claude Simon n'est donc pas opposé au projet, il tient aujourd'hui à rappeler plusieurs éléments. Tout d'abord, « ce projet date de 1985 - 86. Ce n'est donc pas un projet de l'équipe de Jean Claude Simon ». Cette zone commerciale était ainsi déjà inscrite au plan d'occupation des sols depuis 25 ans.
À ceux qui déplorent que le supermarché s'implante en périphérie de la ville, le premier magistrat rappelle qu'il est « impossible de trouver 5000 m² en centre-ville et qu'en termes de développement durable, il est préférable que les calmétiens fassent 2 ou 3 km plutôt que 30pour aller jusqu’au Carrefour à Pontault ». Jean Claude Simon envisage ainsi de mettre à disposition deux fois par semaine, la navette intercommunale pour emmener les habitants jusqu'au supermarché.
L’élu souligne, par ailleurs, que si cet emplacement était choisi, c'est en raison de l'accroissement futur de la population (Chaumes, Verneuil et Guignes accueilleront 15 000 habitants à l'horizon 2020 - 25) et de la proximité des axes de circulation et des transports en commun.
Enfin Jean Claude Simon rappelle que l'implantation d'Intermarché devrait créer de 40 à 45 emplois et amènera des recettes foncières à la commune.
C'est aujourd'hui à la commission nationale d'aménagement commercial (CNAC), de trancher.

Amélie Lecoyer
Le Pays Briard Edition du 1er juin 2010


Médecins, dentistes et kinésithérapeutes rassemblés


Les calmétiens peuvent désormais trouver, au centre-ville, l'ensemble des professionnels de santé de la commune.
Au centre, une pelouse verte parfaitement tondue agrémentée de trois petits palmiers et de fleurs. Tout autour s'élève, sur deux étages, des murs aux tons pastels, rose et jaune. Qui pourrait croire que ce petit havre de paix se situe à deux pas de la rue principale de Chaumes-en-Brie, une route traversée par de des milliers de véhicules chaque jour ? Eh bien c'est là que sont installés, hier, les trois kinésithérapeutes de la ville. Les derniers arrivants de ce qui constitue désormais le centre médical de la commune. Sont, en effet, rassemblés là, un médecin, deux dentistes et désormais trois kinésithérapeutes. « Mon seul regret est de ne pas avoir su convaincre la pharmacienne », a tenu à souligner Jean Claude  Simon, lors de l'inauguration des locaux, samedi 26 juin. À cette occasion le premier magistrat a rappelé que ce projet avait été initialisé en 2004. « Il a fallu six ans pour transformer une idée un peu folle en une réalisation concrète », remarque-t-il. « L'idée directrice est d'offrir à des professions médicales et paramédicales un pôle regroupé dans un endroit calme, au centre-ville… », précise Jean Claude Simon.
Quatre ans de travaux
C'est en septembre 2003 que la municipalité décide de faire préemption sur ce bâtiment situé au 28 rue Foix. « Il était prévu d'en faire un parking de 80 places en gardant le commerce et les appartements, explique le maire. Mais cela posait un problème d'accès. » C'est alors qu'est né le projet du centre médical. Pour le financer, l'idée était d'aménager des appartements au-dessus du cabinet afin de les louer. La première phase projet démarre en 2006 avec l'aménagement du local commercial (occupé actuellement par une agence d'intérim) et de deux appartements au-dessus. En 2008 les travaux s'attaquent à l'aile gauche du bâtiment avec l'aménagement de cabinets pouvant accueillir chacun de dentistes de médecins, les cinq logements au-dessus. La troisième phase projet a commencé au printemps 2009 avec l'aménagement du cabinet destiné à accueillir les trois kinés de la ville : Sonia Manières, Régis Ledoux et Philippe Dufour.
« On est au calme »
Et si le lieu paraît très attrayant aujourd'hui, les trois praticiens n'ont pas dit « oui » immédiatement lorsque la municipalité leur a proposé de déménager et de quitter leur cabinet situé à quelques mètres de là, mais implanté juste au bord de la route. « On n'a pas adhéré tout de suite, confie Philippe Dufour, qui exerce à chaumes depuis 18 ans. Une fois qu'on a vu les cabinets de médecins et dentistes réalisés, on a acceptée. C'est d'ailleurs une bonne chose à voir le médecin juste en face. »« On était bien où on était mais vu la qualité de la prestation..., ajoute Régis Blue installé depuis 12 ans. C'est juste une occasion de changer pour avoir mieux. »« Ce qui est appréciable si, c'est qu’on est au calme » renchérit Sonia manière arrivée à chaumes en 2001. Depuis hier les trois praticiens sont donc rejoints les locaux flambant neuf.
 
Qu'en pensent les calmétiens ?
L'idée d'avoir regroupé les dentistes, kinésithérapeutes et un des deux médecins de Chaumes-en-Brie au même endroit semble être approuvée par la plupart des calmétiens. Mais si Evelyne pense que le fait de regrouper les professions médicales au même endroit est « très bien », le centre est « mal situé ». « Cette petite porte située le long de la route, ce n'est pas très facile d'accès », souligne cette habitante des HLM du Trou Gallier.
Christiane est de son côté très enthousiaste. « C'est bien de tout avoir au même endroit, affirment cette retraité. Il y avait vraiment besoin de ça à chaumes. C'est un petit village où il fait bon vivre mais où de plus en plus les commerces ferment... »
Quant à Claire Dupont, président de l'association des parents d'élèves et écoliers calmétiens, elle est tout simplement « ravi ».« Pour les familles, c’est quelque chose de très bien, assure-t-elle. Si la pharmacie avait eu la bonne idée de s'y implanter cela aurait été extraordinaire. Il y aurait alors eu une véritable offre de santé sur un même lieu. » Claire Dupont espère que ce centre médical contribue au maintien des médecins à Chaumes et attend avec impatience l'arrivée du second médecin prévu au sein du cabinet.

Amélie Lecoyer
Le Pays Briard Edition du 6 juillet 2010


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