PAUL QUINTON, neveu de Louis, est né à Fontainebleau en 1833.
Médecin non-praticien, il vit paisiblement en s'adonnant accessoirement à la peinture. Apôtre de la médecine, il soigne gratuitement les pauvres et bien souvent les aide de ses deniers.
Une épidémie de choléra dévaste la région et mobilise toutes les bonnes volontés médicales. Paul Quinton quitte sa retraite et vient soigner la population calmétienne décimée par le fléau.
Il ne quittera plus Chaumes. Il y épouse Marie AMYOT, descendante de la famille de Jacques Amyot.
Curieusement, c'est la guerre de 1870 qui va le mettre en avant.
Deux maires se succèdent mais finalement, son autorité personnelle le fait nommer magistrat par la population, reconnaissant en lui, le seul capable de résister aux exigences de l'occupant, ce qu'il fait avec un cran digne d'éloge.
Ainsi, à une réquisition menaçante du commandement ennemi (un révolver braqué sur lui), il aurait dit en toisant l'allemand : "Tuez-moi si vous le voulez, mais celà je ne vous l'accorderai pas !"
Les militaires cédèrent.
Sa générosité envers les malades et sa courtoise fermeté envers les prussiens lui valent la reconnaissance de ses concitoyens. Le conseil municipal de Chaumes lui remet une médaille d'or au lendemain de la signature de la paix. Il reste maire jusqu'en 1878.