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Les enfants des HLM vont à l'école à pied

|  | Les oubliés du bus scolaire Depuis la rentrée, une quinzaine d'enfants, demeurant dans le quartier des HLM, ne peuvent plus bénéficier des transports scolaires. "Faute de place" dit la mairie. « José, ne court pas ! » « Rachel, reste sur le trottoir ! » Il est 16h45, rue Gallier, à Chaumes-en-Brie. Trois mamans et huit enfants rentrent de l'école, direction le quartier HLM des Prés Gallier. La plupart du temps, ils sont obligés de marcher sur la chaussée, faute de trottoir suffisamment large, notamment pour accueillir les deux poussettes qui font parti du cortège. Depuis la rentrée de septembre, les enfants font ce chemin quatre fois par jour, les mamans huit fois... La plus jeune des enfants scolarisés n'a que trois ans. « Nous mettons environ 20 minutes pour faire le trajet, souligne Line Gómez, une des trois mamans. Le soir, quand ma fille rentre, elle ne mange même pas, elle dort, tellement elle est fatiguée » « J'ai déjà fait ce trajet en voiture en mettant le compteur, renchérit une autre maman. Il y a 1,2 kilomètres aller » Un trajet que tout ce petit monde effectue, quelle que soit la météo, les mamans n'ayant pas de voiture. « La dernière fois, il pleuvait, les enfants étaient trempés ! » lâche une maman. L’an dernier, ces enfants qui ne mangent pas la cantine, rentraient chez eux à pied uniquement le midi. Le matin et le soir ils étaient pris en charge par un bus. Un service gratuit, mis en place par la municipalité. Sauf que, depuis la rentrée, l'arrêt Barbara (l'arrêt de bus se situe juste en face des entrepôts Barbara) a été supprimé. « Le maire nous a dit qu'il n'y avait plus assez de place dans le bus, explique Line Gómez. Or une fois sur deux, quand on le voit passer, il est à moitié vide ! » 16h55 : un bus jaune passe à côté du petit groupe et à côté de l'arrêt Barbara. Il poursuit sa route. Il est effectivement loin d'être plein...
Le transport a augmenté de 200 % « A l'origine, ce bus est réservé aux enfants des trois hameaux : Arcy, Forest, Maurevert, explique Jean-Claude Simon maire de Chaumes-en-Brie. C'est un bus de 59 places mais, suite à la fréquentation croissante des hameaux, nous avons supprimé l'arrêt Barbara qui était un arrêt facultatif. Le car s'arrêtait là quand il y avait de la place car c'était sur sa route... Et puis, il n'y a aucune raison de ramasser un quartier de Chaumes alors que d'autres quartiers ne sont pas ramassés. » Comment explique-t-il que, régulièrement, le bus offre de nombreuses places libres ? « Moi, je me base sur le nombre d'inscriptions, précise le premier magistrat. Après, les enfants prennent le bus ou pas, je ne peux pas le gérer... » Est-il envisageable de créer une seconde ligne de bus pour les enfants qui habitent dans le bourg mais loin de l'école ? « Ce serait trop cher, rétorque Jean-Claude Simon. Depuis que nous sommes passés en zone urbaine, nous ne bénéficions plus de subventions du conseil général et le coût du transport a augmenté de 200 %. » Les enfants des HLM, environ une quinzaine sont concernés, doivent donc se faire une raison : ils continueront à parcourir des kilomètres à pied pour aller à l’école. « Je comprendrais que les personnes habitant au-delà des villas d'Alexandre se plaignent, concède le premier magistrat. Mais elles, contrairement aux habitants des HLM, elles ont toujours fait le trajet... »
Le Pays Briard - Mardi 22 septembre 2009
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L'école sème la zizanie.

|  | 470 signatures pour la construction de la nouvelle école
Les parents d'élèves ont lancé une pétition afin de réclamer le démarrage des travaux de l'école. Les riverains ont, en effet, intenter un recours contre le permis. « 400 familles n'ont pas à être l'otage de riverains ! », s'exclame Claire Dupont. La présidente des « Ecoliers calmétiens » n’arrive pas à comprendre qu'un couple de Chaumes puisse mettre un frein à la construction du nouveau complexe scolaire de la commune qui regroupera une école maternelle, une cantine et un centre de loisirs. « Il n'y a aucune raison que les intérêts personnels supplantent les intérêts généraux », ajoute-t-elle. Maman de Zoé, en CE2 et de Félix, en moyenne section de maternelle, Claire Dupont tient d'ailleurs préciser que ses propres enfants ne connaîtront pas la nouvelle école. Dans le Pays Briard du 13 mars dernier, nous annoncions que « dans quelques semaines, la première pierre de l'école maternelle de chaumes-en-brie sera posée ». Or, plus d'un mois après, force est de constater aucune pelleteuse n’a fait son apparition dans l'enceinte du parc de l'Abbaye. C'est d'ailleurs ce qui a alerté Claire Dupont, dont la maison est proche du parc. « En juillet, je me suis inquiété de ne pas voir les travaux commencés, raconte-t-elle. C'est alors que j'ai appris que les voisins avaient attaqué le permis. » Les voisins, ce sont Jean-Paul et Jacqueline Guyonnaud. Ces derniers vivent à chaumes depuis 20 ans et se défendent formellement d'agir pour leur intérêt personnel. « Le parc se trouve dans une zone boisée classée, explique Jean-Paul Guyonnaud. Les constructions y sont donc interdites. Or, on voit mal comment on pourrait construire cet édifice sans toucher à cet espace. De plus, cela crée un danger pour le bâtiment et pour les enfants car les branches des arbres, dont certains sont centenaires, peuvent tomber. Sans compter que le bois du parc est en zone inondable. » Le calmétien a, par ailleurs, repéré de nombreuses irrégularités dans le permis de construire : le restaurant scolaire n'est pas précisé dans la description du projet, le propriétaire de la parcelle serait la commune de Lierdy, le nom de la parcelle sur laquelle va être construite l’école n’existerait pas au cadastre... Jean-Paul Guyonnaud décide donc d'attaquer le permis de construire en déposant, fin juin, un recours contentieux auprès du tribunal administratif de Melun (après l'échec d'un recours gracieux déposé fin mars). Parallèlement, il constitue l'association appelée « Chaumes citoyens ».
470 signatures en trois jours ! Ne pouvant agir au mois d'août, en raison des vacances scolaires, Claire Dupont attend la rentrée pour s'emparer du dossier. Mercredi 7 septembre, elle rédige une pétition intitulée « Pour que l'école maternelle et le centre de loisirs voient enfin le jour ! ». Une pétition qui plante le décor : « Toujours pas de travaux et une année scolaire qui recommence dans une école maternelle à la limite de la sécurité pour 130 enfants. » En trois jours, elle récolte 477 signatures, dont 450 différentes ! « Avec des parents de l'association, on a fait toutes les sorties d’école, matin, midi et soir ainsi que le conservatoire Couperin et de le centre de loisirs, souligne la calmétienne. On a fait aussi du porte-à-porte ». Et ce qui réjouit de particulièrement Claire Dupont, c'est que même les habitants sans enfant ont signé. « Dans ma rue, la rue Couperin, avec principalement des anciens calmétiens, des gens du cru, précise la maman qui vit à Chaumes depuis six ans. Eh bien, ils ont tous signé ! Ils m'ont dit : « si notre commune n'est pas capable d'accueillir la nouvelle génératio,n elle va mourir ». Et ils ont raison... » Mais Jean-Paul Guyonnaud met en doute la crédibilité de cette pétition. « Je n'ai pas vu l'émargement, j'ai entendu dire que « certains signataires n’étaient même pas de chaumes » », confie le calmétiens.
58 familles sans solution de garde Pour bien comprendre l'enjeu, il faut rappeler que les salles de classe des petits calmétiens sont actuellement abritées dans le château de l'Abbaye. « Les classes sont exiguës et vétustes, détaille Claire Dupont. Il n'y a pas assez de place dans le dortoir, pas assez de place à la cantine et au centre de loisirs, les enfants ne sont accueillis qu'à partir de la grande section laissant 58 familles sans solution. L'an dernier, deux mamans n'ont pu reprendre d'activité faute de solution de garde. » Une situation d'urgence que ne nie pas Jean-Paul Guyonnaud. « Il nous faut une école rapidement, assure-t-il. Mais ce n'est pas un bon projet. Il nous paraît tellement mal préparé que l'on craint des catastrophes de conception mais aussi financières. » Et d'évoquer trois autres emplacements possibles pour la nouvelle école : le parc de Meaux, l'ancienne école des filles et sur un terrain situé en face de la mairie. Les deux premiers ont déjà été étudiés et rejetés par la municipalité (le Pays Briard du 13 mars). Quant au troisième, il est destiné à accueillir des logements pour jeunes couples et personnes âgées. Il y a deux semaines, une délégation de parents d'élèves a donc remis une pétition au maire de Chaumes. « Le but était de rendre solennel un moment important et de montrer que c'est la population qui s'est mobilisée », explique Claire Dupont. Nous avons demandé au maire de faire cette école. Jean-Claude Simon nous a répondu que le conseil municipal avait, à l'unanimité, voté pour que les travaux commencent ». Le coût du projet du complexe scolaire est estimé à quelque 4,5 millions d'euros. Mais en attendant, la municipalité veut continuer à financer une vieille école dont les coûts de fonctionnement sont de 150 000 € par an. « Il nous faut cette école au plus vite ! » s'exclame Claire Dupont.
Le Pays Briard - Vendredi 2 octobre 2009 |
Ce monsieur nous a fait perdre du temps

|  | Espace boisé classé, erreur sur le permis de construire, zone inondable... : Jean-Claude Simon balaie d'un revers de manche les arguments qu'avance Jean-Paul Guyonnaud pour attaquer le permis de construire de l'école. Le maire de Chaumes assure, notamment que l'école sera située sur la partie constructible du parc de l'Abbaye qui n'est donc pas en zone boisée classée. Il rappelle, par ailleurs, que dés 1974, une Déclaration d'Utilité Publique avait été prise par le préfet afin de permettre la construction d'une école maternelle au sein du parc de l'Abbaye. « Ce monsieur nous a fait perdre du temps mais il a, aussi, failli nous faire perdre de l'argent », assure le premier magistrat. Les travaux auraient normalement dû démarrer le 15 juillet dernier. Mais suite au recours intenté par Jean-Paul Guyonnaud, la municipalité a préféré retarder le début la construction. « Tant qu'on était pas sûr de notre coup, on n'a pas passer de bons de commande », souligne l’édile. Or ce qu'il faut savoir, c'est que le devis donné par les entreprises (4,58 millions d'euros TTC) était valable jusqu'à mercredi dernier. « On risquait la réactualisation du devis qui aurait forcément été revu à la hausse », précise Jean-Claude Simon. Les travaux devraient donc commencer dans deux semaines environ. « C'est dommage car si les travaux avaient commencé durant l'été, les enfants auraient pu éviter le bruit des engins... » remarque le maire.
Le Pays Briard - Vendredi 2 octobre 2009 |
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