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Les péripéties du chantier de l'école maternelle Les travaux de la nouvelle école maternelle de l'Abbaye doublée du centre de loisirs et de la cantine scolaire devaient débuter cet été. Les panneaux les annonçant avec le permis de construire, leur objet et les financeurs étaient placardés depuis plusieurs mois. Mais rien n'a encore été fait et jusqu'à la rentrée, on ne semblait pas s'en soucier à l'exception du maire. Jean-Claude Simon.
Les parents d'élèves s'inquiètent A la rentrée toutefois les parents d'élèves s'en sont préoccupés et s'en sont étonnés auprès de l'élu. Claire Dupont, présidente de l'association « Les écoliers calmétiens », s'est fait l'écho de l'attente déçue des familles dont certaines « se sont trouvées dans obligation de scolariser leur enfant hors de la commune par manque de places d'accueil périscolaire » et également de l'inquiétude de toutes « la sécurité des enfants dans l'ancienne école malgré les nombreux travaux opérés par la commune dans cette bâtisse à l'image et les qualités d'un château de princesse en carton-pâte ni fonctionnel et sécurisé... Il est par ailleurs inaudible que ce projet, répondant aux besoins de très nombreux enfants soit anéanti par intérêt individuel de riverains. » Une pétition portant de nombreuses signatures a été déposée entre les mains de Jean-Claude Simon ce samedi 19 septembre lui faisant part de cette angoisse. Ce dernier a répondu à cette délégation en présence des élus et d'un nombreux public pour lui donner les raisons du retard de la mise en chantier et il assurait que les travaux allaient pouvoir enfin débuter.
Le maire explique les péripéties il n'avait pas voulu rendre publique inutilement les problèmes rencontrés.
« C'est très effectivement un recours gracieux déposé par un couple de riverains contre le permis de construire déposé le 25 mars qui est la cause de ce report. Ce recours a été rejeté par la municipalité par écrit le 19 mai. Ces riverains ont alors présenté un autre recours devant le tribunal administratif fin juillet avec une demande de condamnation de la commune à verser 2 000 € au tiers lésé, aux frais et aux dépens. Ce recours était basé sur plusieurs motifs : quelques erreurs matérielles dans le dossier (oublis et inexactitudes), l'absence de notes explicatives et d'un projet architectural, la construction dans une zone NDa (non constructible), l'absence de demande d'autorisation de défrichement et l'insuffisance de parkings (deux seulement). Sans compter la destruction de l'environnement de leurs propriétés et de leur village ». Ces arguments ont été étudiés par la DDEA mais aussi par la municipalité. Cette dernière s'est penchée notamment sur le problème des parkings.
« Lors du dépôt de permis en mars, c'est le coût global de chantier déjà coûteux qui nous avait fait prendre cette décision, déclare le maire, d'autant que nous avions acquis tout près une propriété (9, rue Dumont) où nous prévoyons 40 places de stationnement. Fin juin, il s'est avéré que le coût du chantier était moins important que prévu. Nous avons alors déposé le 7 juillet un permis modificatif prévoyants 23 places dans le site même et corrigeant les erreurs matérielles. La possibilité de déposer un recours contre ce permis expirait le 7 septembre. Aucun n'a été déposé. » Le deuxième motif, celui de non constructibilité dans la zone ne serait pas valable. Le maire explique : « une zone NDa devient constructible dès qu'il s'agit de projets d'utilité publique. D'ailleurs, déjà en 1974, une DUP avait été faite pour l'achat de ce terrain dans le but d'y bâtir du scolaire. Lors de l'étude du choix du site, nous avions envisagé le Parc de Meaux, trop éloigné du centre et l'école Quinton espace trop petit sans possibilité de stationnement suffisant. Ils étaient en zone urbaine !. L'étude de la qualité du sol nous a de plus confortés dans notre choix. » Pour ce qui est de l'abattage d'arbres, le Conseil en Architecture, Urbanisme et Environnement a confirmé l'affirmation de la DDEA : il n'y a pas besoin d'autorisation.
Le délai de recours contre le permis modificatif expiré le 7 de ce mois, les élus ont sans attendre décider à l'unanimité de lancer le chantier dès que possible, rassurant l'association des parents d'élèves de leur volonté de faire en sorte qu'elle ne présente pas trop d'inconvénients ni de danger pour les écoliers. Jean-Claude Simon a tenu à remercier Claire Dupont pour son intervention qui l’aiderait dans le cas improbable où un avenir incertain une démolition administrative serait décidée. Cette pétition argumentée serait très utile dans ce cas de figure pour agir auprès du préfet. Il ne pourrait alors que confirmer l'accueil des enfants dans des locaux décents.
La République de Seine et Marne Lundi 21 septembre 2009 |