Chaumes en Brie

Histoire & Patrimoine/Nos bâtiments historiques/La Maison de Retraite

La Maison de Retraite

Les informations présentées dans cette rubrique le sont avec l'autorisation de l'Association communale "7 à 77".
Les données sont issues du CD "Chaumes en Brie"

Il est possible de se procurer ce CD

Association "7 à 77"

La Maison de Retraite

Après l'église et ce qui reste de l'Abbaye, le plus ancien édifice public de Chaumes est la Maison de Retraite.
Dans son testament de 1694 et dans un codicille de 1698, messire Antoine Arnauld de Pomponne, abbé commendataire de Saint-Pierre de Chaumes, laissait à la communauté de la ville le nécessaire pour établir un hôpital.
En 1719, par lettres patentes du duc d'Orléans, alors régent du Royaume durant la minorité de Louis XV, autorisation est donnée pour l'acquisition des terres nécessaires à la construction de cet hôpital.
En 1722, le sieur Desmoulins vend à l'administration sa maison et son jardin pour y créer l'hospice.
En 1729, le Conseil de Ville décide de "raser" la maison Desmoulins pour construire l'immeuble que nous connaissons, du moins la moitié Nord, face à la rue de la Poterne. La première pierre est posée par Charles Louis Le Tonnelier de Breteuil, conseiller du Roi, évêque de Rennes et abbé commendataire de CHAUMES. Une boîte de plomb scellée dans un grès sous le jambage droit de la porte raconte l'historique de "l'Hôtel Dieu".
En 1730, deux soeurs de St Gildard de Nevers viennent prendre charge de la maison : l'une doit soigner les malades, l'autre enseigner les enfants indigents.
En 1744, le bâtiment est agrandi vers le sud, ce qui donne à l'hospice l'aspect imposant qu'il a encore aujourd'hui.
En 1751, on rénove le bâtiment Nord, où sont aujourd'hui les cuisines.
En 1782, il y a désormais trois soeurs. En 1793, les soeurs sont remplacées par des "Dames dites de Charité". Cela dure moins d'un an, puis la maison reste inoccupée.
En 1799, après la Révolution, un Sieur Simon, de Châtres, la loue pour y faire une école. Puis la Maison abandonnée est utilisée à des usages divers. En 1835, Maître Foix, ancien juge et échevin de CHAUMES, mort en 1830, laisse par testament une dotation importante pour faire rouvrir l'Hôpital. Par traité entre l'administration et la Congrégation des Soeurs de Saint-Vincent-de-Paul, deux soeurs, dont la Soeur Supérieure Campagne, ouvrent l'Hospice. Très vite, deux nouvelles soeurs viennent s'adjoindre aux premières, car la tâche est lourde! Visites à domicile et soins aux malades, mais aussi école pour les filles nécessiteuses. A cette époque, pas de veilles de nuit : il n'y a pas encore de personnes âgées ou malades comme pensionnaires. Une pièce est réservée aux militaires de passage, ce qui ne plaît pas beaucoup aux soeurs.
En 1850, création d'une salle d'asile pour les enfants. Deux nouvelles soeurs portent désormais la Communauté à six, les enfants sont alors une centaine.
En 1867, Maître Agasse, notaire à Paris, propriétaire du Château de Maurevert, lègue de quoi fonder un "Asyle" de personnes âgées. Désormais les soeurs devront garder des pensionnaires. On adjoint, pour les soeurs, mais hors l'administration de l'hospice, l'immeuble de la rue de la Poterne voisine de l'hospice, afin d'y établir un orphelinat et un ouvroir, qui seront finalement assumés par les Soeurs de Provins, dites "Soeurs bleues".
Le vingtième siècle verra la transformation de l'hospice en maison de retraite. L'asile des enfants servira pendant de longues années d'école maternelle, puis de salle de catéchisme. Deux constructions deviendront, l'une bureau de l'Econome, l'autre chambre de télévision.