Ses origines et ses premiers habitants ?
On les ignore…
Ce qui est certain, c’est que les De Guerlande (seigneurs de Tournan) en ont la propriété au XIIIème siècle, jusqu’au moment où Jean de Garlande le cède à Charles de Valois (frère de Philippe le Bel).
Là, le Vivier entre dans le domaine royal où il restera jusqu’en 1791.
De Philippe le Bel à Charles VII, huit rois séjournent régulièrement au Vivier et, sous certains de ces règnes, des événements importants s’y passent.
Sous Philippe V le Long, trois ordonnances y sont datées, relatives à la Chambre des Comptes et au Parlement.
Le Pape Jean XXII accorde l’autorisation d’y fonder une chapelle. Pendant le règne de Jean II le Bon, le Pape Innocent V autorise le futur Charles V, à élever la Chapelle au rang de Collégiale, ce même Charles V qui fera, un peu plus tard, du Vivier une « Maison Forte ». Selon la tradition, Charles VI y aurait été relégué par sa femme Isabeau de Bavière, pendant ses accès de folie.
C’est là, dit-on, que le médecin du Roi aurait introduit pour la première fois en France, les cartes à jouer « Les fameux Tarots », pour distraire son royal client.
Louis XI fait don, aux quelques chanoines qui habitaient le Vivier, des étangs et du grand moulin. Charles IX confirme les privilèges par lettres patentes, ainsi qu’Henri II et Louis XIII.
Louis XIV, en 1694, unit la Sainte Chapelle du Vivier à celle de Vincennes où les reliques, conservées au Vivier depuis plus de trois siècles, sont transférées.
En 1734, Louis XV signe les lettres patentes portant extinction définitive de la Sainte Chapelle du Vivier.
En 1774, les Chanoines de Vincennes louent les dépendances du Vivier et les acquéreurs se succéderont jusqu ‘en 1958, lorsque Monsieur Robert Cousin découvrira le Château Royal du Vivier dans un complet abandon.
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| Autre vue des ruines du château |