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Propriété de l'abbaye, mise en valeur en vignes et surtout en bois. Les 80 arpents étaient exploités en quatre parties : * une en réserve pour croître en futaie, * les trois autres pour la coupe, une taillée tous les deux ans. Les revenus de ce domaine entraient en totalité dans la mense monacale pour une somme estimée, par exemple, à 750 livres au dix-huitième siècle.
A la fin du siècle dernier et au début de ce siècle, on trouvait des habitants du village cultivant et entretenant, d'abord en vignes, puis en vergers, ces terres louées au propriétaire.
A cette époque, c'est M. Nicolet qui y vit. Maire de Chaumes, chevalier de la légion d'honneur, ancien bâtonnier de l'ordre des avocats de Paris. Né à Paris en 1819, il eut un prix de discours français au grand concours. Il est devenu avocat en 1844. Après son décès le 10 septembre 1880, c'est le duc de Gramont qui rachète Crénille.
L'orthographe a peu changé, on trouve "le bois de Carnille prés de la ville de Chaumes en 1555. (A. S. et M., H. 107). Le bois de Crénille faisait partie des biens de l'abbaye, plus exactement son exploitation rapportait directement à l'abbé puisque les rentes étaient comprises dans la mense abbatiale.
Antoine, Alfred, Agénor de Gramont, prince de Bidache, duc de Guiche est né en 1854. Ancien officier de cavalerie, il a épousé une fille du baron de Rothschild (de Francfort). Il est également conseiller général des Basses-Pyrénées. Avant 1890, Crénille appartient au baron Jules Léonino, puis à sa veuve avant 1901 . M. Morin le possède avant 1923.
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